mardi 5 juillet 2016

But en or : vrai-faux retour d'une vraie "fausse bonne idée"

Cela peut paraître ahurissant mais il a fallu attendre plus de 150 ans pour que le football daigne avoir un règlement satisfaisant pour départager les équipes en cas de match nul.

La plupart des nouvelles règnes furent adoptées sans discontinuer jusqu'à nos jours, excepté l'oublié "but en or" (ou règle de la mort subite) qui eut sa petite heure de gloire à la fin du siècle dernier, avant de bénéficier d'un "retour de hype" suite à l'Euro 2016 qui fut pauvre en but (à peine plus de 2,1 buts/match, encore moins que le sordide Mondiale de 1990) et qui accoucha d'une finale ridicule.

L'ennemi d'alors avait un nom : "les tirs au but". Cruels, diaboliques, injustes, aléatoires, anti-sportifs, illégitimes. L'amoureux du football n'avait pas de mots assez durs pour qualifier une séance qui servait (et sert toujours...)

dimanche 3 juillet 2016

Top 10 complot mondial : L'Euro 2016 est déjà écrit depuis 24 ans

1 // Lors de l'Euro 1992, l'Allemagne a fini 1ère d'une poule composée d'une partie du Royaume-Uni (Ecosse), d'une subdivision de l'URSS (CEI), et d'un rival historique souvent martyrisé en Coupe du monde mais qui venait de le battre récemment pour la 1ère fois (Pays-bas)

Lors de l'Euro 2016, l'Allemagne a fini 1ère d'une poule composée d'une partie du Royaume-Uni (Irlande du Nord), d'une subdivision de l'URSS (Ukraine), et d'un rival historique souvent martyrisé en Coupe du monde mais qui venait de le battre récemment pour la 1ère fois (Pologne)


2 // En 1992, l'Allemagne est championne du monde en titre après avoir battu deux ans auparavant l'Argentine 1-0 après un match tout pourri durant lequel la star sud-américaine aura été à chier (Maradona)

En 2016, l'Allemagne est championne du monde en titre après avoir battu deux ans auparavant l'Argentine 1-0 après un match tout pourri durant lequel la star sud-américaine aura été à chier (Lionel Messi)


3 // En 1992, l'Allemagne a battu en demi-finale le pays organisateur nordique (Suède) dans ce qui fut

jeudi 30 juin 2016

Angleterre : la plus grande malédiction du football mondial

Après sa douloureuse élimination contre l'Islande en huitième de finale de l'Euro 2016 malgré un "quasi-statut de quasi-favori", nombreux se remémorèrent les très nombreux échecs d'une sélection anglaise dont le seul titre de gloire fut (et est toujours à ce jour) une victoire en Coupe du monde chez elle en 1966.

Un coup d'oeil trop rapide et peu expert laisserait à penser que l'Angleterre a une histoire "classique" en matière de football, faite de hauts et de bas, de sombres échecs et de glorieuses victoires, mais toujours dans une dynamique proche des nations de premier ou second rang (type Allemagne, Italie, Suède, Mexique, etc)

Exception faite du "miracle" (?) du titre de 1966, il s'avère en fait que l'Angleterre dispose du pire palmarès du Top 20 (cf- liste ci-dessous) des gros pays de football. Son parcours type à l'Euro et en Coupe du monde reste quasi-inchangé : défaite dès la première équipe moyenne/grosse rencontrée (voire élimination dès les poules)

Si la plupart des "grands" (champions du monde, d'Europe, et leurs finalistes) ont tous une ou des victoires mythiques contre le rival de toujours à mettre à leur actif, l'Angleterre n'a quant à elle... strictement jamais rien fait de sa vie...

mercredi 29 juin 2016

1788 / 1913 / 2016 / 2081

Pari - 29 juin 2081

Il n'y a rien de plus terrifiant qu'une date. Rien de plus insipide et factuel, pourtant.

Lorsque j'étais enfant, une simple étiquette de date de péremption indiquant la décennie suivante m'avait alors mis dans les transes de la mort : "Septembre 1991 ? Mais ça n'arrivera jamais !"

A la différence des années de vie terrestre ("j'ai 24 ans") ou des périodes historiques, une date semble être le jalon universel définitif censé apporter son lot de désolation, d'espoir, de basculement, quelque soit le calendrier choisi. Il s'avère néanmoins que le messianisme - légèrement marketing - apporté par l'an 2000 (et son passage d'un millénaire d'obscurité à un millénaire de lumière, ou inversement) a permis à une grosse partie de l'humanité de se caler temporairement sur le calendrier chrétien, non pas par choix religieux mais pour que chacun se figure au moment de l'énoncé d'une date : "c'était l'année où... juste avant que..."


Les historiens s'avèrent souvent beaucoup plus passionnés par ces années avant le basculement que par les périodes de référence. Certes, nous connaissons les dates et principaux événements de toutes les guerres mondiales, mais que s'est-il passé légèrement avant ? Comment l'insouciance et l’inconscience ont-elles pu faire place à l'annihilation ? Tout ceci était-il prévisible ? Le fruit d'un long parcours de plusieurs décennies qui inéluctablement devait mener à tout cela ? Un livre tel que "Les Somnambules" de Christopher Clark écrit au début des années 10, qui revient sur tous les signes avant-coureurs du premier conflit mondial, exprime parfaitement l'idée d'un devenir latent et multifactoriel : un simple événement n'amène pas tout son lot de conséquences, mais plutôt un long cheminement combiné à de nombreux hasards et à un timing parfait. 

Une goutte a été déviée par le vent, elle a atteint le vase qui a débordé. C'était en 1914, c'était en 2017, c'était en 2081. 


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Ce blog sera - je l'espère - l'occasion de revenir sur tous les aléas d'un XXIème presque finissant qui fut particulièrement chargé émotionnellement là où l'on pensait que le plus éprouvant avait déjà eu lieu au milieu du siècle précédent.

Il me sera difficile de restreindre mon amour pour le football et la musique, mes deux grandes passions, ainsi que pour les événements socio-politiques majeurs ou mineurs de notre ère. L'occasion de faire des aller-retour plus ou moins pertinents entre un passé qui nous avait déjà donné toutes les clefs et un futur qui s'annonçait prometteur et/ou apocalyptique, mais qui fut au final dérangeant et prévisible.

Si nous sommes "somnambules" de notre temps, peut-être les dates sont-elles les "détails" que nous remémorons de nos sommeils paradoxaux, ou les preuves tangibles du lien intemporel et universel qui nous unit depuis des millions d'années sans que nous en ayons la conscience ? Il est peut-être trop tôt pour en parler... 


Manuel Goldstein